Les séquelles bucco-dentaires enfin prises en charge intégralement ? […]

La loi intégrale contre les violences porte une ambition essentielle et forte : garantir aux victimes une prise en charge intégrale, par l’Assurance Maladie, des soins consécutifs aux violences subies.
Le SFCD salue cette avancée, mais reste vigilant : les soins dentaires consécutifs aux violences seront-ils bien inclus dans cette prise en charge ?
Depuis de nombreuses années, le SFCD se bat pour faire reconnaître cette injustice. Car si un bras cassé à la suite de violences est réparé et pris en charge, les dommages subit sur l’ensemble de la sphère orale restent trop souvent financièrement à la charge des victimes.
Pourquoi la réparation d’un bras serait-elle prise en charge, tandis que celle d’une dent devrait rester à la charge de la victime ?
Les séquelles bucco-dentaires ne sont ni accessoires ni esthétiques : elles ont des conséquences fonctionnelles, esthétiques et sociales importantes. Leur réparation participe pleinement à la reconstruction des victimes.
Ce combat, porté notamment par Nathalie Delphin, présidente du SFCD, lui a valu d’être élue Femme de Santé.
Aujourd’hui, la loi intégrale représente une opportunité majeure de mettre fin à cette inégalité. Le SFCD espère que les soins dentaires, y compris les soins prothétiques, seront explicitement intégrés dans la prise en charge intégrale par l’Assurance Maladie.
Les victimes de violences ne doivent pas avoir à financer elles-mêmes la réparation des dommages qu’elles ont subis. Se reconstruire ne devrait pas être une question de moyens financiers.
Le SFCD restera mobilisé pour que cette reconnaissance devienne une réalité.






