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Hypnose dans le Cabinet Dentaire

28.03.2011

La redécouverte de l’hypnose grâce à un séminaire : « hypnoteeth », pour aider nos patients stressés !
 

En 1832 des extractions se faisaient sous hypnose. L’hypnose en médecine était utilisée à cette époque mais cela a disparu avec l’arrivée du chloroforme.

Bien sur, ce mot hypnose nous fait immédiatement penser aux bateleurs de foire, avec le grand pouvoir de l’hypnotiseur… grands yeux, etc. Cela existe encore. Il y a alors une perte de contrôle de la personne. Seulement 20% des individus répondent bien à ce genre d’induction.

En fait tout le monde peut vivre des moments d’hypnose sans le savoir.

Cet élève au regard absent dans le poème de Prévert : «l’oiseau lyre».   Son corps est dans la classe, mais où est son esprit ? Peut il le dire ? … Au milieu d’un nulle part confortable ?

 

Pour moi, la photographie de l’élève de Doisneau illustre bien cette situation hypnotique.

L’hypnose médicale est un phénomène naturel amplifié par la relation et le savoir faire du praticien. Son étude fait l’objet d’un mouvement continuel entre l’Europe et les Etats Unis d’Amérique ; Milton Erickson l’a étudié à Phoenix en Arizona. Il a beaucoup souffert dans sa vie, a été paralysé et a observé énormément durant cette période. En ce moment c’est l’Europe qui fait plus de recherches.

Erickson (1901-1980) a une approche très bienveillante de la personne. Cette approche fonctionne avec quasiment tout le monde. Notre calme amènera le calme du patient. Le dentiste entre dans l’intimité de la personne, celle-ci se sent vulnérable. Le dentiste au dessus du patient est ressenti comme dominateur. Nous devons faire en sorte que le patient soit confortable, supprimer les barrières de convention, mieux se connaître, être en empathie avec notre patient, instaurer une confiance mutuelle, réduire les perceptions négatives du malade.

Durant ce séminaire Hypnoteeth, avec Claude Parodi et Kenton Kaiser, nous avons appris différents types d’hypnose. Les deux principales sont l’hypnose conversationnelle et l’hypnose formelle avec transe hypnotique.

L’hypnose conversationnelle, nous en faisons déjà tous quand nous racontons une histoire à un enfant en le soignant, en transformant nos outils, la pompe à salive devient une trompe d’éléphant sachant faire des bisous. Comprendre les fonctionnements de la dissociation c’est passionnant. Dissocier le patient : son corps est là, son esprit ailleurs.

Pour induire une transe hypnotique, avec le patient nous choisirons un endroit agréable, où il est confortable, et tranquillement, le bercement de notre voix va l’accompagner dans cet endroit, lui apprendre à respirer profondément pour apprendre à contrôler ses émotions. Effet secondaire intéressant : le Patient en hypnose diminue sa déglutition jusqu’à 4 fois / heure.

Il est difficile de transmettre l’hypnose car il faut la vivre, pour cela, durant ce séminaire, nous travaillons en binôme.
Bon, la formation n’est pas terminée pour moi mais je l’ai déjà expérimenté de façon positive avec des patients !