L’AD2 ?

21/11/2018

L’assistant dentaire niveau 2 (AD2) est, pour le SFCD, un concept syndical chimérique : car la liste de ce que pourrait faire un AD2 correspond soit à ce que peut faire désormais un AD avec les décrets parus en juin 2018, soit à de l’exercice illégal de la chirurgie-dentaire. […]

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Que peut faire l’AD depuis les décrets de juin 2018 ?
Théoriquement : il assiste le CD avant, pendant et après le soin. Il peut participer à des gestes du soin réalisé par le CD allant par exemple jusqu’au polissage.
Pratiquement : rien de plus que ce qu’il faisait, puisque, à la demande des syndicats employeurs (CNSD, FSDL, UD) sa formation initiale et son niveau de recrutement sont exactement les mêmes qu’avant.

Pourquoi parler d’un AD 2 … ou d’une nouvelle profession ?
Parce que la profession de chirurgien-dentiste se retrouve confrontée au problème de l’accès partiel, qu’elle doit résoudre pour des raisons de sécurité sanitaire.
Parce qu’il existe des besoins réels de santé publique et d’organisation des soins : EHPAD, MIH, prévention, paro…
Ce sont deux problématiques distinctes qui se retrouvent mélangées dans le concept de l’AD2.
Pour le SFCD, les besoins détectés correspondent soit à une nouvelle profession, soit à un nouveau niveau de recrutement et de formation pour les assistants dentaires.

Quelles en seraient les conséquences pour les cabinets dentaires ?
Tout dépend de l’objectif que nous cherchons à atteindre avec notre équipe dentaire.
Dans une logique “cabinet=entreprise”, les patients seront triés : seuls les plus “rentables” seront conservés. Les actes seront aussi triés. Les moins “rentables” pourraient être délégués à cette nouvelle profession, à l’intérieur du cabinet. Le risque serait un découpage des tâches dans un acte, conduisant à des soins à la chaîne, et une industrialisation des soins, qui ne seraient plus individualisés. Ce que dénonce et rejette le SFCD.
Dans une logique “cabinet=soins”, cette nouvelle “dimension” permettrait de faire de la prévention et de la promotion de la santé auprès de tous les patients. Le Compte Personnel de Prévention proposé par le SFCD interroge cette possibilité. Se pose alors la question de l’articulation de cette nouvelle “dimension” avec la formation actuelle d’assistant dentaire.

En conclusion :
Commençons par faire évoluer la formation initiale des AD pour qu’elle corresponde aux nouveaux textes règlementaires.
Engageons une réflexion approfondie avec l’ensemble des parties prenantes : chirurgiens-dentistes et assistants dentaires, mais aussi aides dentaires voire prothésistes, Conseil de l’Ordre et universités, syndicats employeurs ou non.
Fixons un objectif clair à nos réflexions : la prévention et les besoins médicaux des patients.
Rappelons-nous que la majorité des cabinets n’emploient pas d’assistants dentaires, et que beaucoup sont sans aucun salarié. Parfois par choix, souvent parce qu’ils ne peuvent pas assurer de salaire.
Pour répondre aux nouveaux besoins de santé publique et d’organisation du travail, nous verrons alors ce qu’il est nécessaire d’imaginer.
Pour le SFCD l’essentiel est de garantir à nos patients d’être soignés en fonction de leurs besoins médicaux, par des professionnels compétents et respectueux du code de déontologie, pour qu’existe la confiance indispensable devant la vulnérabilité, conséquence de la maladie.

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