Sfcd > Dossiers > Santé > Le renoncement aux soins pour raison financière

Le renoncement aux soins pour raison financière

06.01.2012

La France, bien que pourvue d’un système de protection sociale à vocation universelle, connaît des inégalités sociales dans l’accès et l’utilisation des services de santé. L’analyse des déterminants du renoncement aux soins pour raisons financières apporte un nouvel éclairage sur cette question.

En 2008, 15,4 % de la population adulte déclare avoir renoncé à des soins médicaux pour des raisons financières au cours des douze derniers mois. Les barrières financières se concentrent sur les soins dentaires (10 % de la population concernée) et, dans une moindre mesure, l’optique (4,1 %) et les consultations de médecins généralistes et spécialistes (3,4 %). Ces difficultés d’accès aux soins sont en partie expliquées par les limites du système de protection sociale. L’absence de couverture complémentaire est un facteur important du renoncement aux soins alors que la CMU-C en facilite l’accès. Néanmoins, cette étude révèle d’autres facteurs de renoncement liés à l’histoire de vie, en particulier la situation sociale passée, présente ainsi que les perspectives d’avenir. Cette étude démontre aussi que les prix pratiqués par les professionnels de santé qui peuvent fixer librement leurs honoraires jouent sur l’accessibilité des soins. D’autre part, des travaux socio-anthropologiques, publiés simultanément, confirment l’intérêt de l’approche par le renoncement financier pour l’étude de l’accès aux services de santé et la pertinence des approches quantitatives multivariées.

Pour voir l'étude socio anthropologique, cliquer ici

Pour voir l'étude économétrique, cliquer ici