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Lu pour vous : Un quart des français accepteraient une assurance maladie 100% privée

29.04.2013 par Evelyne Peyrouty

Baromètre Santé 2013 Deloitte / Harris Interactive
Alors que notre système de santé semble fragilisé, Deloitte et Harris Interactive ont interrogé les Français sur leur perception du système de santé publique, de l’assurance maladie et des complémentaires santé, identifiant ainsi leurs attentes à cet égard. Les résultats de ce sondage, réalisé auprès de 2000 personnes représentatives,  soulignent la satisfaction à l’égard du système de santé malgré un sentiment de détérioration, précisent que les Français ont une méconnaissance de l’ensemble des services proposés par les complémentaires santé et enfin exposent que Les Français prennent conscience des efforts à fournir pour le financement de la santé

Pour lire le communiqué de presse de Deloitte, cliquer ici

Pour accéder aux commentaires de ce sondage parus dans l’information dentaire du 17 avril 2013, cliquer ici

Le résumé du sondage paru dans l’Info Dentaire nous interpelle, ainsi que son titre : « Un quart des français accepteraient une assurance maladie 100% privée »
Que veut dire assurance privée pour ceux qui disent être prêts à sortir du système de base pour une assurance maladie 100% privée ?
74% des français interrogés ressentent une détérioration du fonctionnement et de la qualité du service médical : qu’attendent ces mécontents d’un service médical ?
76% ont le sentiment que les dépenses de santé à leur charge ne cessent d’augmenter ; le prix des actes médicaux et médicaments sont trop élevés.
72% pensent que se sont les professionnels de santé qui doivent rétablir l’équilibre du système : ce chiffre est surprenant car il ne dit pas si les professionnels de santé doivent gagner moins que le SMIC ! De quelle manière ces professionnels peuvent ils le faire ? Leur rôle est de soigner, de pouvoir exercer leur profession et d'assurer la pérénité de leur outil de travail.
Autre chiffre : 40% des français seraient favorables à la mise en place de contrôle, c’est impressionnant, car je n’ai personnellement pas rencontré de malades qui ne prennent pas leur traitement, et je doute qu’ils soient si nombreux.
40% : c’est beaucoup, cela veut dire que ces personnes ne seraient pas dérangés de voir disparaître la liberté individuelle chère à la démocratie.
Nous devons rester critiques devant ce type de sondage, et en même temps ne pas les ignorer car ils révèlent une absence de repère, une déshumanisation de notre société où le mot solidarité ne veut plus rien dire. Une grande ignorance de ce qu’est notre système de protection sociale, imparfait, certes, mais pluriel où le régime obligatoire garanti une protection minimum.