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L'implantologie et nous...

23.01.2007

Le 6 juin 2006 naissait un nouveau congrès  ou plutôt un nouveau concept : le Symposium National d’Implantologie au Féminin : le SNIF.

L’implantologie nous intéresse et beaucoup de consoeurs se forment, peu l’exercent réellement.
En juin 2006, j’assistais au premier Symposium des femmes implantologistes au pavillon Kléber à Paris.
Toutes les consoeurs avec lesquelles j’ai pu m’entretenir ce jour-là étaient unanimes et ravies. Une journée de ce type manquait et la convivialité qu’elles en attendaient était bien présente.
Qu’est ce qui a motivé l’organisation d’une telle journée ? Pour quels objectifs ? Quelles difficultés rencontrées si il y en a eu…etc.

Anne Benhamou, organisatrice et conférencière a bien voulu répondre à mes interrogations.

Le 6 juin 2006 naissait un nouveau congrès ou devrais-je dire un nouveau concept : le Symposium National d’Implantologie au Féminin : le SNIF.

L’originalité ?
Uniquement des femmes, implantologistes confirmées et conférencières de renom, à la tribune, pour un auditoire mixte. L’idée a reçu un accueil très favorable aussi bien de la part de l’industrie que de la part des confrères et des consoeurs.

La motivation ?
Aider les consoeurs qui n’osent pas toujours aller dans les congrès d’implantologie, à se former dans cette discipline encore très masculine.

L’objectif ?
Faire de cette journée une rencontre scientifique de haut niveau avec une touche féminine marquée, dans le choix du lieu (salle prestigieuse avec un jardin intérieur couvert où se sont situés les sponsors et les buffets) dans le choix du traiteur, de l’accueil, dans la précision du respect des horaires …

Des difficultés ?
Aucune… au contraire... Les femmes étaient dans l’ère du temps avec Ségolène Royal, Angela Merkel… j’ai reçu des candidatures spontanées de sponsors et les participants ont très vite répondu présents.

Le bilan ?
Cette journée a été un franc succès ; j’ai reçu de nombreux emails de félicitations de participants et de sponsors me demandant de renouveler l’expérience et de faire de ce congrès un congrès annuel. Chose faite le 18 octobre 2007 ! Bien que ce fut un jour de grève nationale, la salle était pleine, les participants et les sponsors satisfaits.

Cette année cependant, la tribune a été ouverte à 2 conférenciers ; l’idée d’un congrès féminin restera bien sûr, mais il n’y avait aucun féminisme dans l’idée de départ.
Le SNIF aura désormais 2 conférenciers au milieu des 8 conférencières ! Quel challenge !...

Depuis 1996, au sein de la fédération dentaire internationale (dentist women world wide), les femmes chirurgiens dentistes de tous les pays organisent une journée de conférences autour d’un thème et avec des conférencières uniquement.

Connaissez-vous d’autres organisations similaires ?
J’ai été sollicité par d’autres universités, notamment celle de Casablanca (Maroc) pour organiser des congrès à la tribune féminine ; nous avons donc organisé à l’Université de Casablanca une journée de conférences « féminines » le 08.03.07, journée internationale de la femme.


L’idée est intéressante c’est aussi une journée de travail ou de formation continue cette journée du 8 Mars.
Quel message délivreriez-vous aux consoeurs qui s’engagent dans les études dentaires aujourd’hui ? Et plus généralement à toutes les femmes, chirurgiens dentistes ?
La profession se féminise puisqu’il y a environ 60 % d’étudiantes sur les bancs de la faculté aujourd’hui. L’implantologie, et plus particulièrement la chirurgie buccale, est encore une discipline très masculine. Les femmes d’aujourd’hui arrivent très bien à conjuguer vie familiale et activité professionnelle ; alors, je leur conseille de ne pas se laisser influencer par des dogmes sans intérêt mais d’exercer leur métier avec conviction et avec passion !!