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Compte rendu de la journée Women world wide

08.11.2011

Marie Curie disait « je ne regarde pas ce qui a été fait mais ce qu’il reste a faire »
Dans cette épidémie mondiale il reste beaucoup à faire.


Colloque sur la violence familiale par Theresa Sullivan Gonzales USA.

La violence familiale est un problème mondial, 95% de ces violences sont faites sur les femmes. 5% sur les enfants. Sur les hommes aussi, certes, mais cela reste plus marginal.
Cette épidémie touche tous les pays quelques soient la religion ou la culture.
40 à 60% des crimes sont fait par le conjoint.
En 1993, on disait que ce crime était significatif sans plus. Aujourd’hui, il commence a être reconnu, cela commence à bouger : des statistiques sont faites.
Aux USA, 22% des femmes connaissent une expérience de violence avec leur partenaire.
En 1999, on sait que 3 femmes meurent par jour dans le monde a cause de la violence.
Cette violence est dûe à une manifestation historique de l’inégalité de pouvoir entre hommes et femmes. La dimension globale de cette violence est atterrante.
Les femmes les plus vulnérables sont :

les groupes minoritaires

les indigènes immigrés

les réfugiées dans les camps en Afrique

les femmes pendant les conflit comme en Irak

celles du monde psychiatrique, carcéral.
 
60 millions de femmes sont touchées dans le monde.

Quels sont les facteurs qui perpétuent la violence domestique ?
Culturellement, la définition des rôles hommes femmes, la croyance de la supériorité des hommes et le fait de croire qu’ils sont propriétaires de leurs filles et de leur femme.
Le fait de croire que la maison est un endroit privé sous le contrôle de l’homme. Certaines habitudes de mariages arrangés avec une dote. La dépendance économique de la femme qui, dans certain pays, n’a pas le droit de posséder une carte bleue. L’accès limité des petites filles à l’enseignement. La sous représentation des femmes dans le pouvoir, la justice et la police. Le traitement différent au niveau de la justice entre hommes et femmes. Bien sur l’alcool et la drogue et aussi le grand stress. Enfin la violence familiale n’est souvent pas prise au sérieux.
Il est difficile de connaître cette violence car on ne l’entend pas, on ne la voie pas et on n’en parle pas.
Cette violence peut être physique, économique, psychologique (isolement intimidation) et sexuelle.
Les conséquences sur la santé sont importantes chez les femmes et les enfants En cas de dépression, problème alimentaire, anxiété. Nous devons être à l’écoute. Savoir regarder les éventuelles marques sur le visage dans le cou, bleues brulures de cigarettes.

Quand il y a fracture dentaire, c’est là qu‘ au cabinet dentaire nous pouvons détecter une souffrance plus grande qu’une dent cassée. Et faire une alerte auprès des assistantes sociales et du médecin généraliste
Pourquoi dans nos cabinets on ne parle pas de cette violence ?
71% des dentistes n’ont pas le temps
55% ne veulent pas gêner leur patient ou ne voit pas.
50% pensent qu’ils n’ont pas de pouvoir d’intervention
39% c’est plus confortable de ne rien dire